Violences policières : Castaner annonce qu'il ne sanctionnera pas les manifestations contre le racisme

Publié le par Fanny

Christophe Castaner était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin 9 juin sur RMC/BFMTV.  Le ministre de l’Intérieur est revenu sur les manifestations contre les violences policières et le racisme. Il a notamment souligné qu’il ne souhaitait pas « sanctionner » les manifestations.

Christophe Castaner était l’invité de Jean-Jacques Bourdin ce mardi matin 9 juin sur RMC/BFMTV.  Le ministre de l’Intérieur est revenu sur les manifestations contre les violences policières et le racisme. Il a notamment souligné qu’il ne souhaitait pas « sanctionner » les manifestations.

Le ministre de l’Intérieur donne son accord pour l’organisation de manifestation

Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin ce mardi 9 juin, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, aujourd’hui en première ligne face aux mouvements de contestations contre les violences policières et le racisme, a officiellement souligné que les manifestations qui devaient se tenir ce mardi après-midi ne seraient pas sanctionnées malgré leur interdiction. Une manière d’apporter son soutien et sa compréhension aux manifestants :

 

« Les manifestations ne sont pas autorisées dans les faits, car il y a un décret du Premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ».

De nouvelles manifestations attendues ce mardi 9 juin

 

De nouvelles manifestations « hommage » sont attendues dans l’après-midi du 9 juin, jour des obsèques de George Floyd, Afro-Américain mort entre les mains de la police aux États-Unis. Christophe Castaner promet sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin qu’il « n’y aura pas de sanction et de procès-verbal », mais il demande tout de même aux militants de respecter les « règles barrières et sanitaires ». Il affirme également « comprendre » les manifestants dans ce « combat contre le racisme ».

Enfin, fait d’autant plus étonnant, le ministre de l’Intérieur déclare qu’il serait prêt à poser un genou à terre s’il le faut pour combattre également ce fléau qu’est le racisme :

« Je crois que la politique est faite de symbole. Si ce symbole est utile pour combattre le racisme, je serai particulièrement à l’aise de le faire ».

Une prise de position tout à fait différente de celle qui avait suivi la manifestation pour Adama Traoré le 2 juin dernier où il avait dénoncé sur Twitter « des débordements » que rien ne justifiait. Une manière, certainement, d'appeler à la paix. 

Fanny pour le Peuple Actu

 

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Publié dans France, Gouvernement, Société

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