[VIDÉO] Aulnay-sous-Bois : un match de foot sauvage dérape, la police a l'ordre de ne pas intervenir

Publié le par Fanny

Lundi 8 juin dans la soirée à Aulnay-sous-Bois un match de foot sauvage a rassemblé près de 300 personnes. La situation a vite dérapé mais les policiers avaient "ordre de ne pas intervenir".

Lundi 8 juin dans la soirée à Aulnay-sous-Bois un match de foot sauvage a rassemblé près de 300 personnes. La situation a vite dérapé mais les policiers avaient "ordre de ne pas intervenir".

La soirée du lundi 8 juin a été plutôt mouvementée pour la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Un match de foot sauvage a rassemblé entre 300 et 400 personnes et des débordements ont eu lieu sur place : voitures incendiées, fumigènes, tirs de mortiers et banderoles « anti-flics », tout était réuni pour pousser les forces de l’ordre à l’affrontement. Mais celles-ci avaient reçu « l’ordre de ne pas intervenir ».

 

Un match de foot improvisé rassemble près de 300 personnes

 

Dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, l’ambiance était plutôt sympathique. Des supporters de deux quartiers autrefois ennemis — les 3000 et les Mille-Mille — se sont retrouvés pour acclamer leurs joueurs de foot amateurs au City Stade de la cité des 3000. Ce n’est qu’en milieu de soirée vers 21 h 30 que la situation a débordé et que des tirs de mortiers ont commencé à se faire entendre du voisinage.

 

Des banderoles « anti-flics » accrochées aux grilles

 

Cependant, même si l’ambiance bon enfant a prédominé, certaines banderoles accrochées aux grilles du stade ont rappelé dans quel état se trouve actuellement la France. Des messages écrits réclamaient « Vérité pour Yacine » ou encore « Justice pour Théo, Sabri, Adama Traoré ». D’autres messages « plus hostiles » comme le relate Le Parisien ont aussi fait le tour des réseaux sociaux  en vidéo comme « un sale temps, pour un sale flic ».

 

Une situation qui dérape

 

La situation a vite dérapé à la fin de la rencontre. Des tirs de mortiers ont été tirés, des conteneurs incendiés ainsi que deux véhicules. Un policier a confié au journal Le Parisien que « les effectifs avaient ordre de ne pas intervenir. On a donc dû laisser brûler les voitures. Dès que nous approchions, nous étions visés par des tirs de mortier. »

Cette situation prouve « la rupture » entre les jeunes et la police qui se trame actuellement au niveau national, comme le souligne Leïla Abdelaoui, conseillère municipale d’Aulnay-sous-Bois (LREM). Des situations qui tendent à se banaliser dernièrement et qui démontrent que les quartiers sont à feu et à sang lorsqu’il s’agit d’évoquer les forces de l’ordre.

Fanny pour le Peuple Actu

 

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Publié dans Faits Divers

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