Pour lutter contre la pénurie de main-d'oeuvre agricole, la France ouvre ses frontières aux Roumains

Publié le par Julien

Pour faire face à la haute saison qui s'annonce, le gouvernement a décidé d'ouvrir ses frontières pour permettre à des travailleurs Roumains et Bulgares de venir travailler pour aider les agriculteurs.

 

Pour faire face à la haute saison qui s'annonce, le gouvernement a décidé d'ouvrir ses frontières pour permettre à des travailleurs Roumains et Bulgares de venir travailler pour aider les agriculteurs.

Confinement oblige, la France avait fermé ses frontières au début de la crise sanitaire. L'agriculture française a été lourdement impactée par le manque de main-d'œuvre venu de l'Europe de l'Est. Pour pallier ces difficultés, de nombreuses préfectures de régions font le maximum pour obtenir des dérogations pour que Roumains et Bulgares puissent réinvestir les champs français.

 

Les agriculteurs français ont besoin de travailleurs qualifiés

 

Absence des travailleurs d'Europe de l'Est, les agriculteurs français en difficulté. 

Alors que la France se classe au troisième rang des producteurs de fruits et légumes dans l’Union Européenne, le manque de main-d'œuvre en période de haute saison fait craindre des pertes importantes.

Jeudi 7 mai, le gouvernement a répondu favorablement aux revendications des agriculteurs. Les travailleurs Bulgares et Roumains pourront venir travailler avec un contrat de travail en bonne et due forme pour prêter main forte aux ouvriers agricoles français. 

Véritable bouffée d’oxygène pour les agriculteurs français. Les besoins en main-d'œuvre doublent en période printanière passant de 45 000 à 80 000 en quelques mois.

 

Le flop des cueilleurs amateurs français

 

La tension s'est confirmée en avril et s'est même renforcée à cause du confinement. En avril, les agriculteurs ont souffert d'un manque de main-d'œuvre qualifié et suffisamment expérimenté.

Comme le rapporte Le Figaro, le recrutement des cueilleurs amateurs français a été un flop. Une partie des Français en chômage partiel avait alors candidaté pour venir prêter main forte aux agriculteurs. Malgré cela, les agriculteurs n’ont pas trouvé suffisamment de personnes pour travailler dans les champs. Sur 300 000 candidatures reçues, seulement 15 000 ont donné lieu à un contrat, selon le ministère de l’Agriculture. Cette phrase forte résume bien cette situation : « Ils ont été 20 à candidater, 10 à venir et 3 à finir la semaine. »

« Pour la main-d’œuvre locale c’est : un jour il fait trop chaud, un jour il fait trop froid, et il faut s’arrêter le vendredi midi, décrypte Daniel Sauvaitre, secrétaire général de l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel). Les cueilleurs habituels, notamment venus de l’étranger, sont davantage rompus au travail de la terre. »

 

Face à l'impasse, le gouvernement choisit d'ouvrir les frontières

 

Face à ce problème important, le gouvernement a choisi de réagir pour éviter des pertes massives qui pourraient mettre en danger certaines exploitations. Ainsi, l'exécutif a pris des dispositions afin que des dérogations pour les travailleurs d'Europe de l'Est puissent être prises au plus vite pour soulager l'agriculture française.

Des travailleurs d'Espagne et du Portugal habitués à faire les saisons dans l'agriculture n'ont pas pu venir cette année à cause du coronavirus : des absences qui commençaient à se faire sentir. Même si les frontières ont été rouvertes pour les travailleurs de l'Union Européenne, les travailleurs Marocains ne seront pas autorisés à venir sur le territoire français : ils représentent 10 % des ouvriers du secteur en temps normal. 

Une chose est sûre, le gouvernement avait demandé de consommer français en ces temps de crise mais pour pouvoir consommer des produits agricoles, il faut qu'une main d'œuvre assez expérimenté soit présente pour aider les producteurs. Ces mesures vont sûrement permettre aux agriculteurs français d'éviter le pire.

Julien pour le Peuple Actu

 

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Publié dans France, Immigration, Economie

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