Masques destinés à l’Île-de-France dérobés en Espagne : les élus en colère dénoncent l’inaction de l’État

Publié le par Fanny

Un chauffeur routier en provenance du Portugal et transportant un chargement de 200 000 masques en tissus destinés aux diverses communes d’Île-de-France s’est fait braquer sa cargaison. En colère, certains élus dénoncent le résultat navrant de l’inaction de l’État dans la gestion des masques en période de crise sanitaire.

C’est arrivé jeudi 7 mai sur une autoroute d’Espagne : un chauffeur routier en provenance du Portugal et transportant un chargement de 200 000 masques en tissus destinés aux diverses communes d’Île-de-France s’est fait braquer sa cargaison. En colère, certains élus dénoncent le résultat navrant de l’inaction de l’État dans la gestion des masques en période de crise sanitaire.

400 000 euros de marchandise partie en fumée

« Le chauffeur s’est fait braquer sur une aire d’autoroute, c’est encore très flou ». Voilà ce que déclare l’entreprise Sissi et Cie, spécialisée dans l’import-export de textile. Elle venait de fabriquer 200 000 masques en tissus destinés à plusieurs communes d’Île-de-France, pour une valeur totale de 400 000 euros. Cette société qui a déjà livré d’autres collectivités locales françaises depuis le 30 avril dernier se dit navrée de cette situation est déclare ce vol de « honteux et dramatique ».

Une enquête a d’ores et déjà été ouverte pour tenter d’éclaircir les faits.

Les élus des communes d’Île-de-France en colère

Les villes de Bobigny, Bondy, Montreuil en Seine–Saint-Denis, Nozay dans l’Essonne, Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, Chelles en Seine-et-Marne ainsi qu’Us-en-Vexin dans le Val-d’Oise sont privées de masques jusqu’au 15 mai, date d’une nouvelle livraison comme promis par l’entreprise de textile qui s’engage à respecter ce délai.

Cependant, cela n’empêche pas les élus d’être en colère. Certains souhaitaient distribuer ces masques dès le week-end du 8 mai dans les boîtes aux lettres des habitants. Ces masques en tissus, lavables et réutilisables devaient avant tout servir à toute une population.

Patrice Bessac le maire de Montreuil (PCF) dénonce « un acte qui met en danger les habitants ». Quant à Sylvie Thomassin, la maire de la commune de Bondy (PS), dénonce un constat « simple et triste de l’inaction de l’état ». En colère, elle a demandé qu’une enquête soit menée et s’indigne de cette situation qui résulte selon elle, d’une faille directe du gouvernement :

« Si la distribution de masques était centralisée et faite par l’État, je parle de masques gratuits et réutilisables pour tous les Français, nous n’en serions pas là. Imaginez-vous où nous en sommes aujourd’hui, obligés de solliciter des escortes policières pour sécuriser le transport de masques ! ».

Rapportés par Ouest-France et 20minutes, les propos de cette élue visiblement très en colère remettent une nouvelle fois en cause la gestion des masques dans cette crise sanitaire d’envergure.

Fanny pour le peuple actu

 

Faire un don en ligne à peuple actu

Publié dans Faits Divers, France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article