[Edito] Emmanuel Macron : président des riches et roi de la casse sociale

Publié le par Julien

Après trois ans passé à l'Élysée, Emmanuel Macron s'est attiré les foudres d'une partie des Français. Entre phrases assassines méprisantes et mise à mal du système social à la française, le chef de l'État n'écoute pas les aspirations des Français. 
Emmanuel Macron

Après trois ans passé à l'Élysée, Emmanuel Macron s'est attiré les foudres d'une partie des Français. Entre phrases assassines méprisantes et mise à mal du système social à la française, le chef de l'État n'écoute pas les aspirations des Français. 

 

Trois ans déjà qu'Emmanuel Macron est arrivé à l'Élysée. Ovni politique, son élection est intervenue dans un contexte politique inédit. Sans l’affaire Fillon, sa présence au second tour des élections présidentielles n’était pas gagnée. L’Histoire en a voulu autrement. Les Français vont découvrir au fil des jours un homme assez arrogant et éloigné des préoccupations des Français.


Des phrases assassines qui fracturent la société française

 

Emmanuel Macron, grand orateur ? Pas si sûr. Depuis le début de son mandat, il n’a jamais cessé de créer des polémiques et cliver la société française. Pourtant, le rôle d’un président de la République n’est-il pas de créer une unité nationale au sein de la République ?

Emmanuel Macron est passé à côté de ce rôle si important d’un chef d'État. Sans véritable expérience de terrain, certaines phrases qu’il a prononcées résument bien l’état esprit du personnage, un mépris de classe et une fascination pour les riches et les puissants.

En témoigne son discours prononcé lors de l’inauguration de la Station F, le plus grand incubateur de start-up au monde à Paris. Avec cynisme, avec toute décontraction, et quelques mois après son élection, il déclare :

"Une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien".

 

Cette phrase fait froid dans le dos et témoigne d’un profond mépris pour les classes populaires. Ces personnes, souvent travaillant dans l’ombre, sont les invisibles de la société, jamais écoutées, jamais reconnues à leur juste valeur. Mais sans elles, une partie de la société serait à l’arrêt. Alors oui Mr Macron, les classes populaires ont elles aussi des rêves, des besoins, des aspirations à une vie meilleure. Elles ne sont pas rien. 

Ce mépris et cette arrogance imprègnent toute la politique macronienne. La défiance et la colère d’une large partie des Français est désormais de mise. Elle s’explique par l’incompréhension du chef de l'État à saisir les problèmes rencontrés au quotidien par les Français. Une autre phrase avait suscité l’indignation de la classe politique. En octobre 2018, lors des journées du Patrimoine à Paris, il remet ça : un jeune de 25 ans vient à sa rencontre pour lui expliquer ses difficultés à trouver du travail dans l’horticulture, la réponse du président est sans appel, dénué d’empathie :

“ Si vous êtes prêt et motivé, dans l'hôtellerie, le café, la restauration ... ou dans le bâtiment ! (...) Je traverse la rue, je vous en trouve ! Ils veulent simplement des gens qui sont prêts à travailler, avec les contraintes du métier".

 

 

Des phrases qui en disent longs sur le personnage et sur la politique mise en place depuis son arrivée.


Casser le modèle social à la Française, la droite en rêvait, Macron la fait

 

Depuis son arrivée à l'Élysée, il n’a jamais cessé de s’attaquer aux plus pauvres. Baisse des APL pour les étudiants, réductions des droits pour les chômeurs, suppression des régimes spéciaux des retraites, la liste est longue et montre à quel point son quinquennat est marqué par la casse sociale.

Les classes populaires ne sont pas sa priorité. Pire encore, Emmanuel Macron, dès son arrivée au pouvoir a décidé de supprimer l’impôt pour les plus riches, l’ISF. Quel signal est envoyé à l’opinion avec ce genre de mesures ? À n’en pas douter, Emmanuel Macron est de droite… et en même temps... de droite.

Son mépris et ces décisions pour mettre à mal le système social français a déclenché une vague de colère jamais connue en France. Le mouvement des gilets jaunes a débuté le 17 novembre 2018 sur les ronds-points de France, pour dénoncer un pouvoir d’achat insuffisant et une paupérisation généralisée de la société. Sa durée et son ancrage sur le territoire montrent à quel point la fracture avec Emmanuel Macron est consommée. Difficile désormais de revenir en arrière et calmer cette profonde colère. 

On notera également que les soignants des hôpitaux publics bien avant la crise du coronavirus n’ont jamais été écouté malgré leur cri d’alarme sur le délabrement de l’hôpital public et sur les conditions difficiles de travail. Emmanuel Macron ne les a pas entendu et n’a rien fait : aujourd’hui, situation exceptionnelle oblige, ils deviennent des “héros de la nation”. Un opportunisme politique qui n’est pas acceptable. Si Emmanuel Macron ne change pas sa façon de gouverner et continue à rester sourd aux aspirations des Français, les jours et les mois qui arrivent seront synonymes de colère sociale et de défiance.

Julien pour le Peuple Actu

 

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Publié dans Macron, Société, France

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