Lycéens agenouillés et interpellés à Mantes-la-Jolie : une enquête ouverte pour «torture»

Publié le par Julien

L’image avait choqué une majorité des Français et la vidéo avait suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Alors que l’IGPN avait classé l’affaire sans suite, un juge vient rouvrir une enquête pour « torture ». Le débat est relancé.

L’image avait choqué une majorité des Français et la vidéo avait suscité un tollé sur les réseaux sociaux. Alors que l’IGPN avait classé l’affaire sans suite, un juge vient rouvrir une enquête pour « torture ». Le débat est relancé.

 

Un juge va enquêter sur des accusations de « torture par personne dépositaire de l’autorité publique »

 

Scène choquante, la justice se ressaisit de l’affaire. Le 6 décembre 2018, une vidéo avait été publiée sur les réseaux sociaux, montrant des lycéens à genoux, mains sur la tête, tenus en respect par des policiers en attente de renforts. « Voilà une classe qui se tient sage », avait commenté un policier filmant la scène. Les réactions politiques furent vives dénonçant des atrocités indignes de notre démocratie. Un an et demi, alors que l’IGPN avait dédouané les policiers impliqués, ils font désormais l’objet d’une enquête pour torture.

 

 

Une plainte avec constitution de partie civile en décembre 2019

 

L’un des jeunes a porté plainte contre X en décembre 2019, apprend-on de l’AFP. Le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire le 9 mars dernier, et requis la désignation d’un juge d’instruction, en réponse à cette plainte. L’enquête est ouverte pour « torture sur mineur de 15 ans, atteinte arbitraire à la liberté par personne dépositaire de l’autorité publique, violence aggravée » et « diffusion sans son accord d’une personne identifiable menottée et mise en cause pénalement », a expliqué le parquet.

Plusieurs familles et syndicats lycéens avaient déjà porté plainte mais l’enquête préliminaire confiée à l’IGPN avait abouti à un non-lieu. L’avocat Me Alimi, qui défend les intérêts d’une quinzaine d’entre eux déclare : « La première chose qu’on va demander, c’est l’audition des 151 lycéens en qualité de témoins. » Après un non-lieu, l’avocat estime que ce n’est que le début d’un long combat « pour ces enfants de la république. »

Julien pour le peuple actu

 

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Publié dans Faits Divers, France

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