Loi Avia : LREM a comptabilisé le vote d’un député décédé

Publié le par Julien

Nouveau couac pour le gouvernement d’Emmanuel Macron. Le vote d’un député décédé aurait été comptabilisé sur la loi Avia. Elle avait fait du bruit ces derniers jours, ses détracteurs y voyant une limitation des libertés d’expression.

Nouveau couac pour le gouvernement d’Emmanuel Macron. Le vote d’un député décédé aurait été comptabilisé sur la loi Avia. Elle avait fait du bruit ces derniers jours, ses détracteurs y voyant une limitation des libertés d’expression.


Une erreur qui fait tâche

 

Nouveau problème à l’Assemblée Nationale. Selon une indiscrétion du Point, lors du vote de la loi Avia, le 13 mai dernier, une voix a été comptabilisée par erreur. Le problème pour le gouvernement ? Que ce vote soit issu d’un député décédé : Jean-François Cesarini. Âgé de 49 ans et député du Vaucluse, il s’était éteint il y a quelques semaines des suites d’un cancer. Fâcheuse erreur surtout sur une loi aussi contestée.

Contactée par l’hebdomadaire, l’Assemblée Nationale tente de s’expliquer pour éteindre l’incendie. Elle plaide pour un oubli, elle n’aurait pas actualisé le fichier avant le vote. Pourtant, un fichier à jour a bien été utilisé car la suppléante du député, Souad Zitouni a bien voté à deux reprises en avril et mai. 


La controversée loi Avia

 

Après plus d’un an de discussions et de réflexion, la loi présentée par Laetitia Avia (LREM) a définitivement été adoptée le 13 mai dernier : elle a pour but de “lutter contre la haine sur Internet”. Ses opposants y voient une atteinte à la liberté d’expression. Le texte stipule que les plateformes doivent retirer “tout contenu comportant manifestement une incitation à la haine ou une injure discriminatoire à raison de la race, de la religion, du sexe, de l'orientation sexuelle ou du handicap.

Un observatoire de la haine va être créé ainsi qu’un parquet qui devra juger les messages haineux diffusés sur les réseaux sociaux. Le CSA sera chargé de mettre en application cette loi.

Le 18 mai dernier, Bruno Retailleau, sénateur LR, a, avec d’autres sénateurs de son parti, saisi le Conseil constitutionnel afin qu’il examine l’épineuse question de la ‘‘liberté d’expression’’ relative à cette loi. 

Force est de constater que ce nouvel incident montre un certain amateurisme de LREM à l’Assemblée Nationale. Alors que le groupe LREM a connu ces derniers jours des désertions, les couacs successifs pourraient bien accélérer ce mouvement d’abandons massifs.

Julien pour le Peuple Actu

 

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Publié dans France, Gouvernement

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