Guets-apens dans l'Essonne : un syndicat de police s’indigne et réclame des mesures

Publié le par Fanny

Le Syndicat de Police SGP 91 réclame des mesures visant à protéger les policiers trop souvent victimes d’attaques physiques dans l’Essonne.

Le Syndicat de Police SGP 91 réclame des mesures visant à protéger les policiers trop souvent victimes d’attaques physiques dans l’Essonne.

Les policiers de l’Essonne ont été victimes de plusieurs guets-apens dans la nuit de mardi 5 à mercredi 6 mai 2020. À chaque intervention, le même mode opératoire : des feux de poubelles. Trop souvent pris à partie et victimes de violences répétées, la police et le syndicat Unité SGP Police 91 s’indigne et s’interroge.

Tirs de mortiers et projectiles

Il est 1 h du matin lorsque les policiers sont appelés pour des feux de poubelles, rue de Montpellier à Massy dans la nuit du 5 au 6 mai 2020. Dès leur arrivée, ceux-ci sont pris à parti immédiatement et victimes de tirs de mortiers et de projectiles. Malgré leurs vaines tentatives pour s’extirper de la situation en usant de gaz lacrymogène et de lanceur de balles, un policier a été légèrement blessé au genou. La quinzaine d’individus en cause a continué de « caillasser » les forces de l’ordre jusqu’à ce qu’ils partent.

À 3 h 30 du matin, rapporte le journal Le Républicain, les policiers sont de nouveau appelés pour des raisons identiques, mais à un endroit différent de la ville. Une fois sur place, le piège est exactement le même, et les pompiers accompagnant sont également pris à parti. Aucun intervenant n’a été blessé, mais ces incidents à répétition usent la patience des policiers.

Le syndicat de la police du 91 s’interroge et réclame des mesures

Le syndicat de la Police de l’Essonne, Unité SGP Police 91 s’interroge et dénonce chaque fois les mêmes modes opératoires qui visent clairement à atteindre leurs collègues de manière physique. « Ces individus agissent en toute impunité ! Tant qu’il n’y aura pas de sanctions exemplaires, ils continueront à s’en prendre aux forces de l’ordre. On attend quoi ? Un nouveau Viry-Châtillon ? » rapporte le quotidien régional.

Le syndicat fait ici référence à une attaque d’une violence rare en octobre 2016, où quatre policiers avaient été pris à parti à Viry-Châtillon lors d’une surveillance banale, par une vingtaine d’individus leur lançant des cocktails Molotov. Deux policiers avaient été gravement blessés et la patrouille a été traumatisée par cette embuscade.

Pour ne pas que cela se répète, le Syndicat de Police SGP 91 réclame donc, de manière à peine voilée, des mesures visant à protéger ces policiers trop souvent victimes d’attaques physiques dans l’Essonne.

Fanny pour le peuple actu

 

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