Coronavirus : près de 55 plaintes déposées visant l’exécutif

Publié le par Fanny

La majorité des plaintes déposées sont l’œuvre de particuliers, d’associations ou de syndicats et concerne la gestion de la crise du coronavirus.

La majorité des plaintes déposées sont l’œuvre de particuliers, d’associations ou de syndicats et concerne la gestion de la crise du coronavirus.

À la date du 5 mai 2020, selon le journal 20minutes, c’est déjà près de 55 plaintes qui s’empilent sur le bureau de la Cour de justice de la République, reconnue comme étant la seule instance capable de juger des ministres et autres membres du gouvernement pour des actes commis durant leurs fonctions. La majorité des plaintes déposées sont l’œuvre de particuliers, d’associations ou de syndicats et concerne la gestion de la crise du coronavirus.

Un chiffre multiplié par 10 depuis le début du confinement

La Cour de justice de la République n’a jamais connu autant de plaintes et ne s’attendait certainement pas à pareille activité surtout durant le confinement. Pourtant, selon Laurence Vichnievsky, députée MoDem qui siège à la CJR, cette situation reflète la volonté des citoyens à trouver des responsables. Elle explique notamment que « le nombre de plaintes est conséquent. Je pense qu’il reflète la volonté actuelle de nos concitoyens de trouver des responsables à tout ce qu’ils traversent. Que ce soit une inondation ou une épidémie, il faut forcément un coupable. Je ne sais pas si c’est le cas philosophiquement. Mais juridiquement, cela me semble assez clair. »

Des plaintes qui visent notamment plusieurs ministres

La majorité des doléances qui arrivent sur le bureau de la Cour de justice de la République visent certains ministres en particulier, dont un très largement. Édouard Philippe, le Premier ministre, Olivier Véran le ministre de la Santé, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail et surtout Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, sont au cœur de ces plaintes. Celle-ci réunit à elle seule près d’une quinzaine de plaintes qui lui reproche notamment sa gestion précaire de la crise sanitaire au sein des prisons de France.

D’ailleurs, le Secrétaire national de la CGT pénitentiaire, Christopher Dorangeville assume ouvertement que le syndicat n’avait, auparavant jamais attaqué le gouvernement en justice, mais que cette fois-ci il n’a pas hésité une seconde vu les situations parfois dramatiques des centres pénitentiaires durant le confinement. Il déclare notamment au quotidien « qu’il y a eu unanimité pour porter plainte contre Nicole Belloubet. C’est symbolique évidemment. Mais pour nous, il faut nommer les responsables. »

Dans les rangs de l’exécutif, ces plaintes agacent et ne sont généralement pas prises au sérieux. C’est en tout cas ce que démontre la réponse d’une conseillère proche de Nicole Belloubet : « Aujourd’hui, on est dans le temps de l’action. On ne pense pas à ça. ». Cependant, pour beaucoup cette recrudescence de plaintes visant l’exécutif prend aussi racine dans une crise sociale déjà fortement installée bien avant la crise sanitaire. En effet, le mouvement des « gilets jaunes » a fait apparaître une faille dans le système social et de gestion de crise et en cette période d’épidémie « la voie judiciaire apparaît comme le seul moyen de protester ».

Des plaintes recevables, mais à l’instruction lente

Même si la plupart des plaintes sont recevables et seront analysées et instruites par la Cour de justice de la République, celle-ci indique toutefois que le chemin est long pour aboutir à des procès et comme l’annonce Laurence Vichnievsky, cela risque de « prendre du temps ».

Fanny pour le peuple actu

 

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Publié dans France, Gouvernement, justice

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