Banderole «Macronavirus» déployée à Toulouse : aucune poursuite ne sera engagée

Publié le par Denis

Une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril à Toulouse (Haute-Garonne) pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?». « L’enquête est clôturée et aucune poursuite n’a été engagée », a indiqué le parquet de Toulouse.
Emmanuel Macron

Une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril à Toulouse (Haute-Garonne) pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?». « L’enquête est clôturée et aucune poursuite n’a été engagée », a indiqué le parquet de Toulouse.

Jeudi 23 avril à Toulouse, une jeune femme de 24 ans a été placée en garde à vue pendant plusieurs heures pour outrage au chef de l'État. Elle a eu le tort d'avoir installé mardi 21 avril sur le mur du jardin du pavillon une banderole, «Macronavirus, à quand la fin?».

L'avocate de la jeune femme avait dénoncé une garde à vue «abusive» et expliqué que « le fait de mettre une banderole à caractère politique n'est pas une infraction. Ça relève de la liberté d'expression».

Dans un communiqué diffusé sur Facebook, la Ligue des droits de l'Homme avait accusé le procureur de la République de Toulouse «de s’en prendre à la liberté d’expression».

«Le procureur de la République de Toulouse a demandé aux services de police d’intervenir au domicile de personnes ayant affiché à leurs balcons des banderoles portant l’inscription "Macronavirus, à quand la fin ?". Des policiers se sont donc rendus aux domiciles de ces dangereux délinquants et ont procédé à au moins une garde à vue sur le fondement juridique d’un outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Outre le ridicule qui atteint le procureur et dont il ne semble pas avoir conscience, c’est sa volonté délibérée de s’en prendre à la liberté d’expression, même utilisée en termes ironiques, qui inquiète», écrit-elle.

Ce mercredi 6 mai 2020, le parquet de Toulouse indique à Actu Toulouse que : « L’enquête est clôturée et aucune poursuite n’a été engagée ».

Dans un communiqué, la Ligue des droits de l'Homme de Toulouse a salué «une victoire pour la liberté d’expression et la vigilance citoyenne.» Mais la LDH prévient : elle «demeurera néanmoins extrêmement vigilante à l'égard de toute forme d'atteinte à la liberté d'expression». Et de conclure : «le libre débat et les polémiques étant constitutifs de l’un des fondements de toute société démocratique. »

Denis pour le Peuple Actu

 

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Publié dans France, justice

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