42% des allocataires de la CAF seraient des personnes nées à l’étranger

Publié le par Julie

L’annonce faite par Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) au ministère du Budget fait froid dans le dos. D’après ses propos, 2,5 millions d’individus fantômes toucheraient des prestations sociales indues, soit 30 milliards d’euros par an environ.

L’annonce faite par Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) au ministère du Budget fait froid dans le dos. D’après ses propos, 2,5 millions d’individus fantômes toucheraient des prestations sociales indues, soit 30 milliards d’euros par an environ.

 
Une déclaration choc

 
Le 30 avril 2020, Charles Prats a fait des déclarations explosives au Figaro en affirmant que de nombreux allocataires des Caisses d’allocations familiales recevaient des aides injustifiées. Sur Twittter, le spécialiste de la fraude avait déjà pris la parole à travers une vidéo postée le 3 mars dernier. « Accrochez-vous bien : il y a aujourd’hui 12,4 millions de personnes nées à l’étranger qui ont des droits ouverts à la Sécurité sociale, qui perçoivent des prestations, des allocations, des retraites, etc. », déclarait-il.

Des données contradictoires


Les chiffres de l’Insee et des divers organismes sociaux sont pourtant bien différents puisqu’ils indiquent qu’il ne devrait en exister qu’environ 9,9 millions maximum. La conclusion est simple : plus de 2,5 millions de fantômes toucheraient les aides mentionnées ci-dessus. Charles Prats se permet de poursuivre en détaillant ces nouvelles données qui proviennent directement du gouvernement et, selon lui, « démontrent l’ampleur de la catastrophe » :

  • 37% (soit près de 4,1 millions) de personnes nées à l’étranger et résidant en France empocheraient une pension de retraite française ;
  • 42% (soit plus de 5,3 millions) des allocataires des CAF seraient des personnes nées à l’étranger.

Ces statistiques aberrantes démontrent qu’il y a bel et bien un problème massif. C’est essentiellement pour cette raison que Charles Prats explique avoir transmis ces informations à l’Assemblée nationale, début mars. Celles-ci n’ont, à ce jour, pas encore été commentées par le ministère des Solidarités et de la Santé, en charge des affaires sociales. Les organismes sociaux concernés n’ont pas non plus réagi.


Un chiffre alarmant


La fraude fiscale serait équivalente à 30 milliards d’euros, selon l’ancien magistrat. Il en profite pour rappeler que « le montant total des dépenses annuelles de protection sociale s’élève à 787 milliards d’euros pour 66,5 millions d’habitants, soit 11.800 euros par personne ». Les 2,5 millions d’individus fantômes bénéficieraient ainsi de 30 milliards d’euros de prestations par an en France.


Pour lutter contre la fraude à l’immatriculation sociale, Charles Prats recommande de « recertifier tous les numéros de Sécurité sociale en intégrant les empreintes digitales de chacun » dans le but d’éviter le phénomène d’identités multiples pour un seul et même individu.

Julie pour le peuple actu

 

Faire un don en ligne à peuple actu

Publié dans France, Economie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article