Un millier de sans-abris contaminés par le coronavirus

Publié le par Le Peuple Actu

Population très vulnérable, les sans-abris sont confrontés à la maladie. Pour faire face à cette épidémie, des mesures ont été prises mais sont-elles suffisantes ?

Population très vulnérable, les sans-abris sont confrontés à la maladie. Pour faire face à cette épidémie, des mesures ont été prises mais sont-elles suffisantes ?

Situation explosive, oubliés du confinement.  Alors que la population doit rester à la maison depuis le 17 mars, les sans-abris étaient les seuls à rester dehors et donc en première ligne car ils n’ont pas d’endroit où se réfugier. Florent Guéguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui regroupe plus de 800 associations de lutte contre l'exclusion s’exprimer :

« Ce qui est curieux, c'est que le confinement généralisé rend encore plus visible leur présence dans l'espace public ».

Selon l’Insee, 150 000 personnes sont à l’heure actuelle sans domicile fixe. Les associations qui s’occupent d’eux avance le chiffre de 250 000.

 

Des solutions d’hébergements pas toujours adaptées

Mi-mars, le gouvernement a annoncé la prolongation de la trêve hivernale (14.000 places d'hébergement). Solutions d’urgence, 9.000 places supplémentaires ont été créées en urgence dans les hôtels, pensionnats ou villages vacances, et 80 Centres d'hébergement spécialisés (CHS) ont ouvert pour accueillir des personnes sans domicile touchées par le coronavirus.

Dans son communiqué de presse, le collectif des associations unies mette le doigt sur des problèmes que peuvent rencontrer les sans-abris dans les structures proposées.

Différentes villes de France ont mis à disposition des gymnases pour héberger temporairement les sans-abris. Plusieurs questions se posent : la promiscuité des lieux favorables à la propagation du virus et le manque de personnels au niveau des associations.

Le communiqué explique : « Au-delà des seuls gymnases, c’est l’hébergement collectif qui risque d’entretenir l’épidémie et de mettre en danger les personnes accueillies et celles qui les accompagnent, par la promiscuité, l’impossibilité de respecter les gestes barrières et des conditions d’hygiène très insuffisantes. »

Du côté des hôtels, les mêmes problèmes semblent émerger selon le collectif.

Il déclare :

« Dans les hôtels mobilisés ou réquisitionnés depuis   le   début   du confinement, le   co-hébergement à deux ou trois par chambre est trop fréquent (à Paris, Rennes...) mais délicat à vivre quand les personnes ne se connaissent pas. Dans un hôtel des Yvelines, les célibataires vivent à six dans un T2 pour la durée du confinement, sur des lits superposés. Une personne sans domicile confinée avec deux autres dans un hôtel parisien n’a pas supporté cette promiscuité et est retournée vivre dans le bois de Vincennes. »

Une situation d’autant plus explosive que plus 2000 sans-abris n’ont pas toujours de solutions pour être hébergés. Pour autant, des élans de solidarité se créent un peu partout en France. Le site Pour eux vous permet de cuisiner pour les sans-abris, d'autres créent des cagnottes.

 

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Publié dans France, Société

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