Toulouse : une femme placée en garde-à-vue pour avoir affiché une banderole «macronavirus»

Publié le par Le Peuple Actu

À Toulouse (Haute-Garonne), une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?».
Emmanuel Macron.

À Toulouse (Haute-Garonne), une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?».

Ce jeudi 23 avril à Toulouse, une jeune femme de 24 ans a été placée en garde à vue pour outrage au chef de l'État. Elle a eu le tort d'avoir installé mardi 21 avril sur le mur du jardin du pavillon une banderole, «Macronavirus, à quand la fin?», rapporte France 3 Occitanie.

Mardi 21 avril, cinq policiers se sont présentés à leur domicile. «Ils nous ont fait signe de sortir de chez nous et nous ont indiqué que notre banderole constituait une infraction, témoigne la jeune femme à France 3. Ils nous ont dit que c'était un message offensant envers le chef de l'État et nous ont demandé de retirer la banderole, ce qu'on a fait.»

Mais les policiers sont revenus le lendemain remettre une convocation à l’un d’entre eux, une femme de 24 ans qui avait accepté de s’identifier. Cette dernière passera quatre heures en garde à vue pour « outrage », jeudi 23 avril. Elle est relâchée sans suites immédiates, selon son avocate, Me Claire Dujardin qui ajoute : « L'infraction n'est pas constituée, on est plutôt sur du renseignement, de la police politique » dans « un contexte ou l'on ne peut plus manifester ».

Quant à la jeune femme, elle se dit «scandalisée et écoeurée » par cette mésaventure. «Je voudrais juste pouvoir exercer mon droit à la liberté d'expression, surtout quand on n'a pas le droit de manifester à cause du confinement. Je suis en colère contre le système», a-t-elle déclaré. 

Pour l'avocate de la jeune femme, «cette garde à vue est totalement disproportionnée. Elle a donné spontanément son identité, s'est présentée spontanément au commissariat, elle aurait très bien pu être entendue en audition libre. Là, on l'a placée sous la contrainte et elle est restée 4 heures.»

De nombreux politiques et anonymes ont réagi sur Twitter.

«Une Toulousaine passe 4h de garde à vue pour avoir écrit sur une banderole "Macronavirus, à quand la fin ?" Motif ? Outrage au chef de l'État. Mais pas une seule GAV suite aux Molotov lancés sur le commissariat de Strasbourg ! Le macronisme est une pantalonnade inique permanente», écrit sur son compte Twitter le membre du Bureau National du RN, Jean MESSIHA.

«Aux USA tu peux poster une vidéo où tu dis Fuck Trump et en France on te met en garde à vue pour cette banderole sur ta maison», écrit cet internaute.

Denis pour le peuple actu

Publié dans Macron, France

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