Limogeage du directeur de l’ARS Grand-Est après ses propos polémiques sur le CHRU de Nancy

Publié le par Le Peuple Actu

Le directeur de l’ARS Grand Est, Christophe Lannelongue, a été limogé ce mercredi 8 avril. En pleine épidémie de coronavirus, il avait estimé qu'il n’y a «pas de raison» d’interrompre les suppressions de postes et de lits au CHU de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Le directeur de l’ARS Grand Est, Christophe Lannelongue, a été limogé ce mercredi 8 avril. En pleine épidémie de coronavirus, il avait estimé qu'il n’y a «pas de raison» d’interrompre les suppressions de postes et de lits au CHU de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Le personnel hospitalier dénonce les manques d’effectifs et de moyens pour prodiguer des soins corrects depuis longtemps. La crise du Coronavirus n’aura fait que renforcer ce cri de détresse. Le CHRU de Nancy est visé par un plan de restructuration avec une baisse d’effectif importante dans quelques années. Malgré la crise le directeur de l’ARS Grand-Est ne semblait pas vouloir changer son fusil d’épaule. Il a été limogé.

Qu’est-ce que l’ARS ?

L’ARS est l’agence régionale de la Santé. C’est cette structure publique qui a pour objectif d’organiser l’offre de soins sur un territoire. La modernisation et la rationalisation des soins, ainsi que la bonne gestion financière et médicale lui incombent.

Les propos polémiques de Christophe Lannelongue

Christophe Lannelongue est directeur de l’ARS Grand-Est depuis le 1er janvier 2017, après avoir été directeur au sein de la région Bourgogne Franche Comté. Il a également été sous les ordres de Marisol Touraine, en tant que conseiller de l’ancienne Ministre de la Santé.

Il a tenu une conférence de presse sur le Coronavirus vendredi dernier. A la fin de celle-ci une question a été posée concernant le projet de restructuration de l’hôpital de Nancy. Le projet prévoyait de regrouper sur un seul site plusieurs bâtiments et ainsi d’optimiser le personnel administratif et médical. A terme, ce sont plus de 500 postes qui auraient dû être supprimés. Il a confirmé que le projet était toujours sur la table et qu’il n’y avait "pas de raisons de le remettre en cause".

La réaction du gouvernement : le limogeage

Les propos avaient rapidement suscités un tollé sur les réseaux sociaux. Olivier Véran, le Ministre de la Santé a répondu sur Twitter dans la foulée : « Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus ». Une grande consultation annoncée par Emmanuel Macron, il y a quelques jours, au sujet de l’hôpital français sera en effet lancée après la crise.

Dans la foulée, on a appris ce mercredi 8 avril que Christophe Lannelongue avait été limogé à l’issu du Conseil des Ministres. Il a simplement admis avoir répondu en terme de droit dans les colonnes du figaro et se dit « pas en colère » par rapport à cette décision. En tant que fonctionnaire, il retrouvera un poste rapidement dans les structures publiques.

Lire aussi:

Publié dans France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article