Hausse historique du chômage en France : du jamais-vu depuis 1996

Publié le par Julien

Alors que la France connaît une crise sanitaire sans précédent, les impacts sur l’économie française commencent à être visibles au niveau des chiffres. Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est accru de 0,7 %, soit 3,732 millions de personnes.

Alors que la France connaît une crise sanitaire sans précédent, les impacts sur l’économie française commencent à être visibles au niveau des chiffres. Au premier trimestre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est accru de 0,7 %, soit 3,732 millions de personnes.

 

Au mois de mars, le nombre de chômeurs en hausse de 7,1%, du jamais vu depuis 1996

 

Triste nouvelle, la récession est en marche. Au premier trimestre 2020, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A de Pôle emploi) bondit fortement. La direction de la recherche du ministère du travail (Dares) a donné les chiffres suivants : 25 100 de chômeurs en plus sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris), soit une progression de 0,7 % durant les trois premiers mois de l’année, d’après les chiffres publiés, lundi 27 avril.

Sur le mois de mars, la progression est plus forte encore : les effectifs de catégorie A se sont accrus de 246 000 (soit +7,1 %), pour s’établir à 3 732 500. Un chiffre jamais atteint depuis 1996, cela en dit long sur l’impact du coronavirus sur l’économie. Les chiffres sont, aussi, très préoccupants : le nombre de personnes pointant à Pôle emploi, en activité ou non (catégories A, B, C), augmente de 177 500 personnes (soit +3,1 %).

Toutes les tranches d’âge sont touchées par cette augmentation. Cette hausse n’épargne personne. Le chômage des moins de 25 ans est en hausse de 1,1% entre début et mars. Les individus inscrits à Pôle emploi, tout en ayant travaillé moins de soixante-dix-neuf heures dans le mois (catégorie B), voient leurs effectifs s’étoffer : + 7 %.

 

Le marché du travail à l’agonie

 

Malgré le recours massif au chômage partiel pour plus de 10 millions de salariés, le 22 avril, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOS), déclare que les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont enregistré une baisse mensuelle « historique » : – 22,6 % en mars. L’Ile-de-France est la région la plus touchée (– 9 %), devant la Normandie (– 6,6 %).

Pire encore, l’Observatoire français des conjonctures économiques communiquait que de mi-mars à mi-mai, le chômage pourrait frapper 460 000 personnes de plus. La promesse faite par Emmanuelle Macron de parvenir à un taux de chômage de 7 % en 2022 (contre 8,1 % à l’heure actuelle) paraît clairement aujourd’hui hors d’atteinte.

Julien pour le peuple actu

 

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Publié dans Emploi

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