Covid-19 : l'inquiétante étude de l'Institut Pasteur

Publié le par Le Peuple Actu

L'Institut Pasteur a publié une étude indiquant que moins de 6 % de la population française aura été contaminée d'ici au 11 mai, date prévue pour un début de déconfinement. Si les chiffres sont variables en fonction des régions, ils laissent dans tous les cas craindre une seconde vague de contamination au niveau national.

L'Institut Pasteur a publié une étude indiquant que moins de 6 % de la population française aura été contaminée d'ici au 11 mai, date prévue pour un début de déconfinement. Si les chiffres sont variables en fonction des régions, ils laissent dans tous les cas craindre une seconde vague de contamination au niveau national.

3,7 millions de contaminés

Si l'on prend assez de recul, le chiffre frisant les 4 millions de personnes touchées par le virus est faible, en tout cas d'un point de vue épidémiologique. Pour qu'une population soit considérée comme collectivement immunisée, il faut en effet deux conditions. Tout d'abord, un taux d'infection de l'ordre de 70 %, ce dont nous sommes bien éloignés. Ensuite, il faut avoir la certitude qu'une personne ayant contracté le coronavirus ne puisse pas retomber malade. Là encore, aucune preuve scientifique ne vient apporter de certitude.

Un déconfinement sous haute surveillance

Alors que les récentes annonces organisent peu à peu le déconfinement, avec les écoliers et lycéens qui reprendront la direction de leur établissement par groupes de 15 à partir de la semaine du 11 mai, la situation n'ira pas forcément dans la bonne direction si les protocoles de distanciation sociale ne sont pas renforcés et respectés à la lettre. Une seconde vague, qui serait accompagnée d'une nouvelle période de confinement, aurait un impact lourd au niveau social, voire dramatique pour beaucoup d'entreprises.

De nombreux secteurs ne pourraient pas s'en remettre

À commencer par celui de l'hôtellerie. Selon l'UMIH (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie), le secteur a déjà perdu près de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et le médiatique Philippe Etchebest estime même que 40 % des établissements pourraient ne pas s'en remettre. Et même s'ils sont autorisés à rouvrir leurs portes progressivement, ils ne pourront le faire que dans des conditions draconiennes avec, par exemple, une réduction du nombre de couverts et le respect de normes de sécurité très contraignantes. Sans compter que les clients risquent de se faire rare, refroidis par la possibilité d'un nouvel épisode viral.

Les conditions d'un retour à la normale

Pour laisser derrière nous ce virus, il faudra donc redoubler de prudence concernant les contacts humains, procéder, enfin, à des dépistages de masse en ne se limitant pas simplement aux personnes symptomatiques, et faire accepter l'idée que cela durera plusieurs mois. On peut caresser le doux espoir que les températures estivales nous viendront en aide, mais le salut dépendra plus probablement du résultat des nombreux protocoles de soins actuellement testés. Gageons qu'un moins un d'entre eux se révèle efficace.

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Publié dans France, Société

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