Coronavirus : une centaine de détenus radicalisés auraient été libérés

Publié le par Le Peuple Actu

D’après plusieurs sources au sein des services de renseignements, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes ont été ou sont en passe d’être libérés à quelques mois ou quelques semaines de la fin de leur peine.

D’après plusieurs sources au sein des services de renseignements, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes ont été ou sont en passe d’être libérés à quelques mois ou quelques semaines de la fin de leur peine.

Comme le révèle Le Point, 130 détenus condamnés dans des dossiers terroristes bénéficient d’une libération anticipée, affirment plusieurs sources au sein des services de renseignements. « Chaque semaine, ils sortent par trois ou quatre », d’après les même sources.

Ces libérations feraient suite aux mesures annoncées par Nicole Belloubet lundi 23 mars afin de désengorger les prisons en cas de propagation du coronavirus. La ministre de la Justice visait la libération de 5.000 détenus en fin de peine. Il avait été précisé que cette mesure ne s'appliquerait ni aux détenus condamnés pour un crime, des faits de nature terroriste ou encore des violences conjugales.

Une information contestée par le ministère de l’Intérieur

Toujours selon les informations du journal Le Point, le ministère de l’Intérieur conteste ce chiffre.

« Les condamnés pour des faits de terrorisme stricto sensu sont hors champ des mesures de libération en relation avec le contexte sanitaire lié au coronavirus. Il ne faut pas confondre terroristes et détenus radicalisés. Certes, il peut exister des détenus condamnés et libérés avant la fin de leur peine dans des procédures antiterroristes, mais il s’agit en général de personnes agissant en périphérie de ces dossiers, elles n’ont pas directement de sang sur les mains », déclare place Beauvau.

Pourtant, grâce à cette mesure, deux suspects dans l'enquête sur les attentats de Strasbourg, ont été remis en liberté et sous contrôle judiciaire le 19 mars. Ils sont soupçonnés d'avoir fourni le pistolet revolver utilisé par Chérif Chekatt lors de l'attaque le 11 décembre 2018. Le syndicat policier Alliance avait qualifié cette remise en liberté d'«irresponsable et scandaleuse».

Un reportage de franceinfo a révélé que certains prisonniers radicalisés sont prêts à récidiver dès leur sortie de prison. Après leur peine, ils envisageraient de s'en prendre à des inconnus en pleine rue, ou à des bâtiments publics.

Vendredi 03 avril, le ministère de la Justice a annoncé la libération de 6226 détenus entre le 16 mars et le 1er avril afin de désengorger les prisons en période de confinement. Selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, au 1er avril, il y avait donc 66 309 détenus dans les 188 prisons françaises contre 72 575 le 16 mars.

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Publié dans France, Terrorisme

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