Les banderoles «Macronavirus» se multiplient à Toulouse

Publié le par Denis

À Toulouse (Haute-Garonne), une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?». Depuis, de nombreux messages de soutien fleurissent un peu partout en France.
Emmanuel Macron

À Toulouse (Haute-Garonne), une jeune femme a été placée en garde à vue  jeudi 23 avril pour avoir déployé sur le mur de son jardin une banderole «Macronavirus, à quand la fin ?». Depuis, de nombreux messages de soutien fleurissent un peu partout en France.

Ce jeudi 23 avril à Toulouse, une jeune femme de 24 ans a été placée en garde à vue pour outrage au chef de l'État. Elle a eu le tort d'avoir installé mardi 21 avril sur le mur du jardin du pavillon une banderole, «Macronavirus, à quand la fin?».

«Scandalisée et écoeurée » par cette mésaventure, la jeune femme avait déclaré : «Je voudrais juste pouvoir exercer mon droit à la liberté d'expression, surtout quand on n'a pas le droit de manifester à cause du confinement. Je suis en colère contre le système».

Depuis que l'histoire de Raphaëlle a été médiatisée, de nombreux messages de soutien fleurissent un peu partout en France.

Une vidéo mise en ligne par la CGT du CHU de Purpan à Toulouse, montre les photos de 500 personnes qui posent avec le même message :

Les banderoles fleurissent mais les injonctions policières à les retirer également. Dimanche, un habitant du quartier Bonnefoy, à Toulouse a reçu la visite de la police. Les forces de l'ordre lui ont demandé d'enlever cette banderole de son mur sous peine de garde à vue.

Dans un communiqué diffusé sur Facebook, la Ligue des droits de l'Homme s'en prend au procureur de la République de Toulouse et dénonce «sa volonté délibérée de s’en prendre à la liberté d’expression».

«Le procureur de la République de Toulouse a demandé aux services de police d’intervenir au domicile de personnes ayant affiché à leurs balcons des banderoles portant l’inscription "Macronavirus, à quand la fin ?". Des policiers se sont donc rendus aux domiciles de ces dangereux délinquants et ont procédé à au moins une garde à vue sur le fondement juridique d’un outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Outre le ridicule qui atteint le procureur et dont il ne semble pas avoir conscience, c’est sa volonté délibérée de s’en prendre à la liberté d’expression, même utilisée en termes ironiques, qui inquiète», écrit-elle.


«Chargé, aux termes de son statut, de faire respecter la liberté de tous, le procureur de la République de Toulouse use d’une incrimination pénale détournée de ses fins dans le but d’intimider et de faire taire des opposants politiques», poursuit la Ligue des droits de l'Homme.

Denis pour le peuple actu

 

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Publié dans France, Macron

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