Azithromycine : nouveau médicament pour lutter contre le coronavirus

Publié le par Le Peuple Actu

Trois médecins généralistes de Moselle et du Nord prescrivent à leurs patients un antibiotique, l'azithromycine, et du zinc pour lutter contre le coronavirus. Des résultats encourageants ont été obtenus. Un essai a été lancé ce mardi 14 avril.
L'azithromycine.

Trois médecins généralistes de Moselle et du Nord prescrivent à leurs patients un antibiotique, l'azithromycine, et du zinc pour lutter contre le coronavirus. Des résultats encourageants ont été obtenus. Un essai a été lancé ce mardi 14 avril.

Qui sont les médecins généralistes qui ont tenté cette expérience ? Il s’agit de Denis Gastaldi, Jean-Jacques Erbstein et Olivia Vansteenberghe, respectivement médecins à Morhange, Créhange (Moselle) et Wormhout (Nord). Même s’ils restent encore très prudents, un nouvel espoir est en train de naître.

L’un des professeurs Docteur Gastaldi rapporte au Parisien :

« C'est très empirique. On a échangé tous les trois sur les traitements possibles. Comme on ne pouvait pas utiliser l'hydroxychloroquine dans le protocole du Pr Didier Raoult (NDLR : les généralistes ne sont pas autorisés à prescrire cette molécule), on s'est demandé si l'azithromycine ne pourrait pas être la base du traitement. D'autant qu'on s'aperçoit que l'hydroxychloroquine n'est pas si miraculeuse que ça. L'azithromycine a l'avantage d'être un antibiotique, mais d'avoir aussi une action sur les virus et une activité anti-inflammatoire sur le parenchyme pulmonaire (NDLR : le tissu fonctionnel des poumons). »

 

Un grand hôpital parisien tente l’expérience et lance un essai clinique

L’AP-HP explique qu’elle va tester l’hydroxychloroquine associé à l’azithromycine en prévention chez les soignants. « Cet essai promu par l’AP-HP, dont l’investigateur coordonnateur est le Pr Jean-Marc Tréluyer, de l’Unité de recherche clinique Necker-Cochin, AP-HP / Université de Paris, a été autorisé le 10 avril 2020 par l’ANSM et a reçu l’avis favorable le 7 avril 2020 du Comité de protection des personnes », explique l’AP-HP.

 

 

Au 12 avril 2020, 3610 professionnels de santé ont été infectés par le coronavirus. Pour réaliser cet essai clinique, et tester les molécules, l’hydroxychloroquine et l’azithromycine, 900 soignants volontaires seront traités avec ces deux molécules. Dans le communiqué de l'AP-HP, le traitement se déroulera sur 40 jours et comparera placebo aux autres molécules.

« L’efficacité du traitement préventif sera comparée entre le bras placebo et le bras hydroxychloroquine d’une part, et entre le bras placebo et le bras azithromycine d’autre part. »

Ce mercredi, Emmanuel Macron, qui a qualifié le professeur marseillais Didier Raoult, de « grand scientifique », a déclaré que « toutes les pistes thérapeutiques aujourd’hui poursuivies puissent faire l’objet d’essais cliniques rigoureux et les plus rapides possibles pour qu’on trouve un traitement ».

Mardi 14 avril, le Professeur Didier Raoult a annoncé dans une vidéo que «l'épidémie est en train de disparaitre progressivement » à Marseille. 

Publié dans France, Société

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